Le mandataire et l'AGS ne peuvent pas « choisir » librement de moins payer les salariés : les salaires et indemnités dus doivent être intégralement déclarés et, en cas de redressement ou liquidation, ils sont garantis et payés en priorité (superprivilège des salaires et intervention de l'AGS : C. trav., art. L. 3253-8 s. ; C. com., art. L. 625-8, L. 622-17, L. 641-13, L. 643-

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L'AGS avance les sommes lorsque la trésorerie de l'entreprise est insuffisante, puis se fait rembourser dans la procédure collective.
Réduire volontairement les droits des salariés pour « économiser du cash » au profit d'autres créanciers n'a donc pas de véritable intérêt légal et expose au contraire les dirigeants à des risques sérieux (faute de gestion pouvant entraîner une action en comblement de passif, sanctions personnelles). En résumé, le système est conçu pour protéger d'abord les salariés, et non pour permettre à la direction de limiter les variables dues afin de préserver la trésorerie pour les banques ou les fournisseurs.